Bonaparte à Valence


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Camille Montalivet

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CAMILLE MONTALIVET


Le 24 avril 1801, à 9 heures du matin, Marthe-Camille Bachasson Montalivet, second fils de Jean-Pierre, pousse ses premiers cris rue Farnerie à Valence. Le certificat de naissance est enregistré le lendemain par le maire Aimé Planta en présence des témoins Louis Salebro, cafetier et Louis Grezieu, percepteur des contributions. Tous les actes passés à cette époque omettent de mentionner«erreur sans doute» les particules de la famille Montalivet ce qui entraînera plusieurs jugements afin de les rectifier.

En 1809, Montalivet intègre le collège puis, en septembre 1811, le Lycée Napoléon à Paris, alors que son père est devenu ministre de l’Intérieur de l’Empereur. Sous la Restauration, Montalivet poursuit au lycée Henri IV son premier cycle d’études. Gai et séduisant, c’est un élève étourdi, dissipé qui manque d’assiduité mais possède une intelligence bien au dessus de la moyenne. Destiné à embrasser la carrière d’ingénieur comme son père et son frère aîné Simon, il rejoint l’École Polytechnique en septembre 1820 après une seule année de préparation. Sorti en tête de sa promotion il choisit, par atavisme familial, le Corps des Ponts et Chaussées où il est remarqué par le célèbre baron de Prony.

Les décès successifs de son père, le 22 janvier 1823, puis de son frère aîné Simon lors du siège de Gérone le 12 octobre de la même année, modifient radicalement ses projets. Sans l’avoir prévu, il hérite du titre de comte et de celui de pair. Présenté à Louis XVIII le 22 décembre, il est bien trop jeune pour siéger, ce qui ne l’empêche pas de se lancer hardiment dans la politique. Alors que Charles X succède à son frère sur le trône de France, Montalivet effectue de mai à octobre 1826 un voyage d’études en Angleterre avant d’être enfin admis à la Chambre des pairs en mai 1827. Dès cette date, il se montre le défenseur acharné des idées constitutionnelles. En juillet, il fait paraître une «
Lettre d’un jeune pair de France aux Français de son âge» dans laquelle il incite les jeunes gens à ne pas laisser l’exclusivité des décisions aux gens en place.

Le 26 janvier 1828, Camille Montalivet épouse, en la Chapelle du Palais du Luxembourg à Paris, et en présence de toute la famille royale, Clémentine Paillard-Ducléré du Mans. Fille d’un député maître de forges en Mayenne, elle lui donnera cinq fillesMarie, épouse du marquis Laurent de Gouvion Saint-Cyr, Adélaïde, épouse d’Achille Masson dont la descendance relèvera le nom de Montalivet, Camille, épouse du comte du Moncel, Marie-Amélie, épouse du comte et préfet Guyot de Villeneuve et Marthe, épouse de l’historien Georges Picot. Il faut noter que Marthe est l’arrière-grand-mère du président de la République Valéry Giscard d’Estaing.

Libéral, classé dans l’opposition, Montalivet se partage entre le Cher, dont il devient conseiller général, et Paris où il habite rue Royale. Aux côtés de Talleyrand, qui prône l’installation au pouvoir du duc d’Orléans, fils de Philippe Égalité qu’il rencontre pour la première fois le 16 mars 1830, il combat le ministère ultra-réactionnaire du prince de Polignac. Le 9 août 1830, il est un des tous premiers à se rallier à la Monarchie de Juillet, proclamée après les émeutes dites des Trois Glorieuses, et à reconnaître le gouvernement issu de la révolution.

Nommé colonel de la 4 Légion de la Garde nationale en août, Montalivet est présenté à Louis-Philippe qui lui confie l’intendance de la dotation de la Couronne le 10 octobre 1830, alors que les grèves et les manifestations se multiplient. Le 2 novembre, il est appelé, malgré son jeune âge, au ministère de l’Intérieur dans le nouveau gouvernement du banquier Jacques Laffitteil a 29 ans. Chargé de prévenir tout mouvement violent pendant le procès des quatre anciens ministres de Charles X arrêtés en août alors qu’ils tentaient de fuir à l’étranger, il conduit sans escorte de Vincennes à Paris les accusés menacés d’enlèvement.

Le procès des ex-ministres de Charles X se déroule du 15 au 21 décembre devant la Chambre des pairs, cernée par des émeutiers qui réclament la mort. Montalivet protège lui-même les délibérations de la Chambre avec une escorte de gardes nationaux et de chasseurs. Condamnés à la détention perpétuelle, les ministres échappent au lynchage grâce à la présence d’esprit du valentinois qui parvient à les extraire de force de leur prison et à les mettre en sécurité au fort de Vincennes. De ce jour datent la confiance et l’estime entre Montalivet le fidèle et Louis-Philippe à qui il a évité une nouvelle humiliation. En février, face aux désordres permanents qui secouent Paris, Montalivet obtient le remplacement du préfet de la Seine Barrot et du préfet de police Treilhard, qu’il juge trop mous.

Lorsque le gouvernement de Laffitte est ébranlé par le retrait du garde des sceaux Dupont de l’Eure et par la démission de La Fayette, le roi charge le banquier grenoblois Casimir Perrier de former un ministère inédit dans lequel Montalivet reçoit, le 13 mars 1831, le portefeuille de l’Instruction publique et des Cultes. Au cours d’une période marquée par des luttes politiques incessantes et une ambiance détestable, il signe surtout son passage par des mesures en faveur de l’instruction primaire. Le 24 octobre, son projet de loi sur celle-ci précise ses objectifs«’enseignement donné dans les écoles primaires comprendra l’instruction normale et religieuse, la lecture, l’écriture, la langue française, le calcul, le système légal des poids et mesures et, selon les ressources des localités, le dessin linéaire, l’arpentage et des notions de géographie et d’histoire.»

Avec le soutien du roi, il crée une commission d’examen des livres élémentaires et décide de faire envoyer dans toutes les écoles de France des livres de qualité. Il organise avec Ambroise Rendu la première école normale primaire, crée la statistique officielle de l’enseignement primaire et charge Victor Cousin d’aller étudier l’organisation de cet enseignement à l’étranger. En qualité d’ancien intendant de la dotation de la Couronne et de proche de Louis-Philippe, Montalivet doit aussi soutenir, en janvier 1832, la discussion sur le montant de la Liste Civile. Au cours de ce débat traditionnellement houleux, il commet un impair, aussitôt exploité par l’opposition, en employant le mot «
sujets» au lieu de «citoyens» et la formule «roi de France» au lieu de «roi des Français». Devant le chaos soulevé par ce discours, le président est contraint de suspendre la séance. Lors de la reprise, Montalivet remonte à la tribune pour se justifier mais ne fait que s'enfoncer en voulant à toute force achever la phrase litigieuse au milieu de laquelle il avait été interrompu.

Provocateur, il se met alors à répéter inlassablement, sous les interruptions de la gauche, la formule douteuse suscitant un nouveau tumulte et provoquant le départ indigné de l’opposition. Le lendemain, Odilon Barrot fait circuler une pétition signée par 165 députés demandant le rappel à l’ordre du ministre, à laquelle le gouvernement oppose une fin de non-recevoir. Quelques jours plus tard, Montalivet riposte en produisant des documents officiels signés par les leaders de l’opposition - Dupont de l’Eure, Mauguin, Audry, Laffitte - qui, après les Trois Glorieuses, concluaient leurs lettres au roi par la formule rituelle et maintenant controversée de«
V.M. le très humble et très fidèle serviteur et sujet». Après de belles empoignades parlementaires, Montalivet, qui a reçu la croix de la Légion d’honneur, parvient à faire voter la loi du 2 mars 1832 fixant le montant de la Liste Civile à douze millions par an plus un million pour le prince royal.

La pandémie de choléra, partie d’Inde en 1815, atteint Paris autour du 20 mars 1832. Elle tue 13personnes rien qu’en avril. La maladie, dont on ignore encore la cause, sème la panique dans les esprits surchauffés, le peuple n’hésitant pas à soupçonner de pseudo empoisonneurs. Pourtant le choléra n’épargne ni la famille royale - Madame Adélaïde est atteinte - ni la classe politique où d’Argout et Guizot sont contaminés. Casimir Perrier qui est allé visiter les malades à l’Hôtel-Dieu avec le duc d’Orléans est atteint à son tour. Il doit s’aliter puis, son état empirant, cesser d’exercer ses fonctions de ministre de l’Intérieur. Au terme d’une longue agonie, il s’éteint, le 16 mai 1832, après avoir désigné Montalivet pour lui succéder au ministère de l’Intérieur, le plus important de tous.

Montalivet quitte le ministère de l’Instruction publique et des Cultes le 27 avril 1832. Le même jour, il retrouve le portefeuille de l’Intérieur, dans des circonstances difficiles qui le conduisent à décréter l’état de siège dans les six départements de l’Ouest menacés par le soulèvement royaliste que mène la duchesse de Berry. Il préside aussi à l’exécution des mesures répressives arrêtées contre les républicains qui déclenchent à Paris les 5 et 6 juin une insurrection à l’occasion des funérailles du général Lamarque lui aussi emporté par le choléra. Cette double victoire sur les Carlistes et les Républicains, contribue grandement à la réputation de Montalivet et à la consolidation du régime d’autant qu’au même moment le bonapartisme est endeuillé par la mort du duc de Reichstadt, survenue à Vienne le 22 juillet.

Malgré ces succès Montalivet se trouve rapidement en désaccord avec l’école doctrinaire représentée au pouvoir par Guizot et, lorsque Louis-Philippe nomme le Maréchal Soult à la présidence du Conseil, il refuse d’assumer les nouvelles mesures coercitives mises en place. Le 10 octobre 1832, il est remplacé au ministère de l’Intérieur par Adolphe Thiers qui entame une longue carrière politique. Devenu intendant général de la Liste Civile, le Drômois s’installe dans un bel hôtel de la place Vendôme. Dans ses nouvelles fonctions Montalivet se trouve être titulaire d’un département très étendu qui couvre l’administration du domaine de la Couronne, les dépenses du roi et les encouragements aux Beaux-Arts. Surnommé
L’Ami du Roi, il jouit de l’entière confiance et de l’amitié de toute la famille royale qui aime à le consulter sur les sujets les plus divers. Bénéficiant d’un accès permanent aux appartements privés, il assiste à distance pendant quatre ans aux crises gouvernementales et à la valse des ministères qui se succèdent à un rythme effréné.

Nommé colonel de la 13 Légion, en décembre 1834, Montalivet offre au musée de Valence, le 1 août suivant, un portrait en pied de son père qui l’avait précédé au ministère de l’Intérieur de 1809 à 1814. Formé le 22 février 1836, le premier ministère Thiers est le neuvième de la Monarchie de juillet. Sortant de sa prudente réserve, Montalivet accepte d’occuper pour la troisième fois le ministère de l’Intérieur. Il reçoit, cinq jours plus tard, une adresse de félicitations votée par le conseil municipal de Valence. En guise de récompense il adresse tout un ensemble de livres à la bibliothèque de sa ville natale ce qui déclenche un nouveau courrier de remerciements en date du 22 avril.

Ferme sans être autoritaire, conciliant mais sans faiblesse, Montalivet réussit à faire voter, au printemps 1836, un décret imposant la fermeture des maisons de jeux au grand dan du ministre des finances qui voit s’évanouir d’importantes recettes. Lorsque Louis Philippe demande la dissolution de la Légion des volontaires qui doit intervenir en Espagne, Montalivet est le seul ministre à le soutenir ce qui entraîne une nouvelle crise gouvernementale. Le 6 septembre un nouveau ministère est constitué sous la présidence du comte Molé. Montalivet cède sa place à Gasparin réputé plus docile, et revient à ses occupations de la Liste Civile. Il consacre l’automne et l’hiver au lancement de la restauration de Fontainebleau, et à l’accélération des travaux du musée de Versailles. Le 31 décembre, il envoie au musée de Valence «jeune captive», une statue en marbre réalisée par Debay, un élève de David, qui vient d’être achetée 10francs par l’État.

Le 15 avril 1837, Montalivet abandonne ses paisibles occupations administratives. Fidèle parmi les fidèles, il est imposé par le roi dans le second ministère du comte Molé et se retrouve naturellement en charge du poste ultra-sensible de l’Intérieur pour la quatrième fois. Imposant l’amnistie générale du 8 mai il se signale lors du mariage du duc d’Orléans et de la prise de Constantine. Le 18 juillet, il fait voter la loi municipale qui devait rester en vigueur pendant un demi siècle. Combattant avec vigueur les accusations de Thiers et Guizot qui lui reprochent d’être l’instrument passif des volontés du roi, il s’en prend à son tour au chef du gouvernement«
J’ai entendu dire à des hommes grands et haut placés, qui l’ont suivi dans sa longue carrière, qu’il excellait à trouver des prétextes les veilles de bataille pour ne pas s’y trouver le lendemain».

En dehors de ces luttes ardentes à la tribune, Montalivet se signale par la présentation de projets de loi sur les aliénés, sur les attributions des conseils généraux, sur l’amélioration des Archives, sur la réforme des prisons et du système pénitentiaire, sur l’Institution des Jeunes Aveugles. Dans le cadre de sa mission au profit des Beaux-Arts, il remet à Rochechouart un tableau de Louis-Philippe, confie à Delacroix la décoration de la bibliothèque du Palais Bourbon, sans oublier le musée de sa ville natale à qui il offre, le 31 décembre 1838, un portrait en pied du général Championnet qui s’y trouve toujours.

Alors qu’un gouvernement de transition, dont il est exclu, se met en place dans une atmosphère quasi insurrectionnelle à partir du 30 mars 1839, le comte de Montalivet se renferme définitivement dans l’exercice de ses fonctions d’intendant de la Liste Civile. À ce titre, son nom reste attaché à la création du musée de Versailles, à l’agrandissement de celui du Louvre et à la restauration des palais de Fontainebleau, Saint-Cloud et Pau. Élu à l’Académie des Beaux-Arts en 1840, il devient Grand-croix de la Légion d’honneur en 1843. Le 1 février 1845, il refuse le ministère de l’Instruction publique dans le troisième gouvernement du Maréchal Soult, poste qui est finalement attribué à de Salvandy. Dans les derniers temps du règne, il semble se rallier, contrairement à Guizot, aux idées de réforme électorale, son vœu étant que Louis-Philippe fit au centre des concessions qu’il ne peut obtenir.

Le 22 février 1848, le roi, incapable de comprendre les aspirations démocratiques des Français, est reçu avec hostilité par la troupe stationnée au Carrousel. Contraint à la démission, il signe la fin de la royauté en France. La deuxième République est proclamée le 24 février devant la Colonne de la Bastille. Tenu à l’écart des évènements, Montalivet accompagne le roi à sa sortie de Paris, puis il s’occupe activement de plaider auprès du gouvernement provisoire les intérêts de la famille d’Orléans. Alors que Louis-Napoléon Bonaparte est élu président de la République avec 74 % des suffrages exprimés, Montalivet, devenu intime de Louis-Philippe, va devenir son exécuteur testamentaire à sa mort en 1850. En 1851, il défend encore la mémoire du roi défunt dans une brochure intitulée«
Le Roi Louis-Philippe et la liste civile» puis il combat avec sa fougue habituelle, mais sans succès, le décret de janvier 1852 portant confiscation des biens de la famille d’Orléans.

Sous le second Empire, Marthe-Camille Bachasson Montalivet se confine dans une semi-retraite d’où il ne sort que pour défendre les gouvernements auxquels il avait appartenu. A l’ouverture de la session législative de 1864, le ministre Rouher ayant reproché au gouvernement de juillet ses«
peu de sincérité dans les délibérations, peu de stabilité dans la marche des affaires, peu de travail utile accompli», il répond à ces attaques par un opuscule agressif«RIENDix-huit années de Gouvernement parlementaire». Accentuant son évolution républicaine, Montalivet publie des lettres dans le Journal des Débats ainsi que plusieurs brochures remarquées. Partageant sa vie entre sa villa de Nice, où il soigne chaque hiver ses crises de goutte, et son château de Lagrange dans le Cher, il se passionne toujours pour sa ville natale. Dès 1867, il joue un rôle déterminant dans l’érection, à Valence, de la statue consacrée à son père en assumant, avec sa famille, l’essentiel du financement.

Lorsque la défaite de Sedan précipite la chute du second Empire, Montalivet se rapproche ostensiblement des opinions républicaines et conservatrices professées par Thiers. Il ne dissimule pas les désillusions que lui causent les tentatives de réconciliation du comte de Paris avec le comte de Chambord. Le 4 septembre 1870, les députés républicains, menés par Léon Gambetta se réunissent à l’Hôtel de Ville de Paris pour constituer un gouvernement provisoire dont Montalivet, immobilisé par la goutte, est naturellement exclu. La France entre dans l’ère de la Troisième République. Le 15 novembre 1871, il publie dans la «des Deux Mondes», le récit de la confiscation faite en 1852 des biens de la famille royale et obtient la levée de la saisie en décembre.

Le 17 juin 1874, il écrit à Casimir Perrier qui propose que le gouvernement de la République soit composé de deux chambres et d’un président élu pour sept ans :«
conserve le culte de mon dévouement et de mes amitiés personnellesmais douloureusement désillusionné par les manifestes royaux de 1872, si contraires à l’établissement d’une monarchie vraiment constitutionnelle, j’ai pensé, comme vous, que le salut de la France exigeait supérieurement l’acceptation loyale de la République.» Cette lettre aura une grande influence sur l’évolution du centre droit lors du vote des lois constitutionnelles en février 1875.

L’hiver 1877-1878 est le dernier que Montalivet passe à Nice. Lucide, il sent ses derniers jours arriver et veut comme son père mourir à Lagrange. Un dernier hommage inattendu vient confirmer le respect que lui voue la classe politique, lorsqu’il est élu le 15 février 1879, malgré son grand âge, au poste inamovible de sénateur par 153 suffrages sur 157 votants. Immobilisé dans son fauteuil, il n’occupera pas le poste. Montalivet décède, dans la plus parfaite quiétude, au château de Lagrange à Saint-Bouize dans le Cher, le 4 janvier 1880, entouré de l’affection de toute sa famille réunie à son chevet. Deux ans plus tard, son épouse Clémentine, le rejoint au terme de 53 ans de vie commune.

À Valence, l’allée Camille de Montalivet lui rend hommage. La rose «de Montalivet» créée en son honneur en 1846 dans les jardins du comte de Mondeville à Sainte-Radegonde à partir des semences de William Jesse a été nommée en son honneur. Elle présente de très larges fleurs doubles d’une couleur mariant le rouge et le violet.



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