Bonaparte à Valence


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Digonet

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Antoine DIGONET (1763-1811)

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Lettre autographe écrite à La Rochelle le 22 vendémiaire, an 6 (3 octobre 1797) au sujet de l'arrestation de trois soldats autrichiens.

Comme pour son illustre collègue valentinois Championnet, la naissance d’Antoine Digonet est sujette à de nombreuses interprétations. Fils du chirurgien Joseph Digonet, il est probablement né à Crest le 23 février 1763. Malgré les pressions familiales, il abandonne rapidement les études de médecine qu’il a entreprises à la faculté de Montpellier et préfère s’engager à 16 ans comme simple soldat au régiment d’Ile-de-France. Attiré par le grand large, il part avec le corps expéditionnaire de Rochambeau appuyer les colons américains qui se battent pour leur indépendance.

Blessé à la prise de Yorktown qui marque le tournant de la guerre et la victoire américaine, il rentre en France et gravit lentement les échelons militaires. Caporal en janvier 1787, il n’est nommé sergent qu’en octobre 1789, et devra attendre encore 3 ans pour devenir sergent-major à 30 ans. Rarement carrière militaire aura été aussi laborieuse. Face aux désertions qui déciment l’armée française, sa carrière s’accélère subitement. Il devient lieutenant-colonel du 4ème bataillon des Landes en mai 1793, puis général de brigade le 14 avril 1794 à l’armée des Pyrénées-Orientales.

Il se distingue face aux Espagnols dans divers combats menés dans la vallée de Bastan, à Yrursum, puis autour de Roncevaux avant de passer à l’armée de l’Ouest en septembre 1795. Sous les ordres de Hoche, il participe à la douloureuse pacification de la Vendée, contribuant avec sa colonne à la défaite des chefs Chouans Charrette à Saint-Fulgent et Stofflet à La Colinière. Commandant les départements de la Charente-Inférieure et des Deux-Sèvres il bat les Vendéens au Mans en 1799, avant de partir sur le front du Rhin où il participe à la victoire remportée par Gouvion-Saint-Cyr sur les Autrichiens à Biberach le 9 mai 1800.

La même année, à la tête de sa division qui sert de pivot aux mouvements des armées d’Italie et des Grisons, il assure la victoire française par des marches savantes qui désorientent l’ennemi. Parti de Salo avec la brigade de droite, le général Digonet se trouve le 23 décembre aux défilés de Notta et de la Giumella occupés par 800 chasseurs tyroliens qui bloquent le déploiement de l’armée des Grisons. Le plus léger retard pouvant avoir des conséquences désastreuses, Digonet attaque et enlève la position de l’ennemi par surprise puis entre dans Riva.

Commandant de la Légion d’honneur le 14 juin 1804, il sert ensuite au passage de l’Adige en octobre 1805. Versé l’année suivante à l’armée de Naples, il conduit en août 1809 une colonne de l’armée d’Italie avant d’être placé à la tête de la ville de Modène, où il meurt le 17 mars 1811, célibataire et sans enfant, frappé par la maladie.

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